Usage d’un visualiseur en cours de mathématiques

Marion Anquetil, professeure de mathématiques au collège Georges-Pompidou, à Orgerus, témoigne de son expérimentation du visualiseur en classe.

Lors du salon Intertice, nous avons travaillé sur le logiciel géogébra dans le but de faire tracer une parabole à des élèves de 3e avec notamment l’outil "trace" puis de justifier que les points d’une parabole sont équidistants de son foyer et de sa directrice.
En classe, nous avons d’abord préparer le terrain par un travail de recherche sur feuille (et donc "à la main") de ces fameux points équidistants d’une droite et d’un point donnés.
Le jour J, nous avons commencé par revoir les recherches apportées par les élèves grâce au visualiseur.
Vous trouverez, ci-dessous, le document de travail distribué.

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Ce support guidait les élèves sur 2 méthodes de tracé : l’une par tâtonnement et l’autre de manière exacte avec une construction géométrique guidée. Dans chaque cas, la courbe apparaissait grâce à l’outil "trace".
Enfin, à partir de la figure exacte, ils ont dû démontrer l’équidistance.

Plusieurs rédactions de démonstrations ont alors été projetés avec le visualiseur pour être commentées et discutées.

Nous avons conclu le sujet par l’utilisation concrète des paraboles (type parabole TV) et la propriété que tout rayon qui arrive sur la parabole est réfléchie sur le foyer (position du récepteur).

Pourquoi un visualiseur ?

La correction des exercices est un moment particulier pour le professeur qui doit maintenir l’attention des élèves pendant que l’un d’entre eux recopie péniblement son travail au tableau. Si en plus il y a une figure à reproduire, alors cela tourne au supplice pour l’élève et pour le prof !
Alléger le travail de recopie inutile et se concentrer sur les productions des élèves fut donc la raison principale d’utiliser un visualiseur.
A l’usage, je me suis rendue compte que cet outil permettait beaucoup plus !

Prise en main

Cet outil s’est révélé très facile à manipuler :

  • un bras mobile permet de positionner facilement la feuille de l’élève.
  • des boutons situés directement sur l’appareil permettent de régler la luminosité, faire une mise au point automatique, prendre une photo ou une vidéo numérique et geler l’image.
  • le logiciel fourni permet un affichage en plein écran (je l’utilisais systématiquement comme cela) et toutes sortes de manipulations sur l’image (annotations, retouches... ).

Utilisation en cours de maths

Le visualiseur est utilisé lors des corrections d’exercices, j’envoie un élève placer sa feuille sous le visualiseur. Il est face à la classe et doit oraliser pour expliquer et défendre son travail. Les autres élèves questionnent et font remonter les erreurs éventuelles. L’élève au tableau peut se corriger et annoter directement sur sa propre feuille. Quel gain de temps !

Je peux aussi prendre en photo le travail de plusieurs élèves et ainsi comparer les méthodes ou faire apparaître les erreurs récurrentes. C’est assez rapide pour que ceux qui s’exclament « Moi, j’ai fait autrement... » puissent tous passer au tableau. Pour les exposés ou les travaux de groupe, le compte-rendu se fait sur une feuille simple que les élèves projettent grâce au visualiseur. Ils peuvent ensuite commenter et annoter leur feuille ou le tableau. Le bilan est donc immédiatement accessible et enregistrable.

En géométrie, les élèves viennent, avec leur propre matériel, réaliser sous le visualiseur un tracé précis, confortablement installés au bureau. En prenant en vidéo les différentes étapes du tracé, il suffit ensuite de lancer la vidéo en boucle pour que tous sachent reproduire la figure. On évite ainsi à nos élèves de batailler avec les instruments de géométrie du tableau. Là encore, c’est un gain de temps et de précision non négligeable !

En savoir plus sur l’usage du visualiseur :
- sur le site Creatice (site d’échanges de pratiques et de prêts de matériels)
- sur le site du collège Georges-Pompidou